Uber est dans le collimateur des autorités au sujet de Greyball


Uber est actuellement sous le coup d’une enquête qui pourrait encore mettre à mal la société. Greyball est le nom donné à un outil qui était caché dans l’application de l’entreprise. Servant à prévenir certains chauffeurs qu’un civil pourrait potentiellement faire partie de la police. Dans certains États, l’application est interdite.

Uber est visé par une enquête concernant Greyball

Tout le monde ou presque connaît Uber, ce service disponible via une application permettant de nous mettre en relation avec un chauffeur. D’ailleurs l’entreprise est investit​ dans d’autres domaines. Notamment les véhicules autonomes, nous l’avons vu avec les voitures, mais également avec des camions. Il ne faut pas se le cacher, Uber pari sur l’avenir au même titre que bon nombre d’acteurs. Pour le moment tout cela est encore en plein développement. Toutefois on ne devrait pas tarder à voir un semblant de résultat. En dehors de ces projets d’avenir, la société est à présent dans le collimateur des autorités concernant l’utilisation d’un outil qui se nomme Greyball.

 

Comme dit plus haut, cet outil visait à collecter des données personnelles sans le consentement de ces utilisateurs. Pour plusieurs raisons, pour échapper à des contrôles de police, mais Greyball était également susceptible de glaner des infos sur la concurrence. Ce n’est pas une mince affaire. Les faits reprochés sont graves​. Et la façon de procéder d’Uber a vraiment de quoi scandalisé bon nombre de personnes.

Comment a procédé Uber ?

L’outil s’appuie​ sur les informations bancaires (numéros de CB) pour récupérer des données sur la profession des différentes personnes. L’emplacement où est utilisé l’app est également un facteur important.  Dans le cas où les suspects étaient de la police. Il était alors question de montrer au client « Greyballed » de fausses voitures sur l’application, qui bien entendu ne répondaient jamais aux sollicitations. De quoi donner une réputation sulfureuse à Uber, on est d’accord.

Une réputation sulfureuse

Le mois dernier, une affaire remontant à 2015 a été révélé. Uber a notamment été montré du doigt par Tim Cook en personne. En effet, selon Apple, les iPhone continuaient à être traquer par le géant du VTC, alors que l’application était supprimée​. De quoi ternir un peu plus l’image que pourrait avoir les utilisateurs du service. D’ailleurs il semblerait que ce soit le PDG d’Uber, Travis Kalanick lui même, qui aurait demandé aux développeurs d’agir de la sorte. Pensant sans doute arrivé à passer sous les radars d’Apple. Mal lui en a pris, puisque Uber a failli se voir bannir de l’App Store.

Le service se défendait en plaidant la bienveillance. Car une fraude massive frappée​ le service en Chine. Des iPhone d’occasion auraient été utilisé pour accéder à des comptes d’anciens propriétaires. Facturant ainsi ces derniers, pour des courses qu’ils n’ont jamais réalisés. Le procédé mis en place par Uber servait donc à endiguer ce problème. Malgré tout, cela allait à l’encontre des règles de l’App Store d’Apple. Et le service de VTC ne pouvait pas l’ignorer.

Le début des ennuis ?

Uber semble être sous une bonne étoile. Du moins pour le moment. Une assignation à comparaître lui aurait été envoyé par un grand jury de la Caroline du Nord. Greyball serait au centre des préoccupations. En revanche, rien ne garantit que la société sera poursuivie​. Tout dépendra si les charges envers la société seront retenues​ ou non. Nous aurons sans doute des nouvelles rapidement concernant cette sombre affaire.

Source : TheVerge

Crédit photo : Uber

créateur, développeur et rédacteur en chef de Y-News.info. Passionné par le numérique et adepte de la saga mythique Star Wars, je transmets mon péché mignon en vidéos sur ma chaîne YouTube.