Telegram et WhatsApp, au centre de toutes les préoccupations


Telegram et WhatsApp se trouvent dans les collimateurs du gouvernement. En cause, le chiffrement que ne voit pas d’un bon œil le ministre de l’intérieur. De leur côté, la CNIL et le CNNum tente de défendre cette nouvelle pratique.

Telegram et WhatsApp : le chiffrement fait désordre au sein du gouvernement

Ce n’est un secret pour personne, ces deux services de messagerie instantanée propose une option de chiffrement dont j’ai d’ailleurs parlé il y a peu de temps. Car le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve n’appréciait pas tellement cette possibilité. Pour des raisons de lutte contre le terrorisme. On le sait de nombreux djihadistes utilisent ce moyen de communication réputé sécurisé. Puisque cela permet des échanges sans risques d’interception par un quelconque service de renseignement gouvernemental.

Telegram et WhatsApp permettent d’obtenir ce chiffrement facilement. Néanmoins, il serait dangereux de limiter l’accès facile à ce moyen de sécurisation de nos données. Pour une raison principale, prenons l’exemple des pays où leurs habitants n’ont pas un libre droit de parole. Le cas de l’Iran par exemple. Telegram est très utile car il laisse le peuple libre de leurs discussions et leurs opinions, sans risquer les foudres de leur gouvernement. Sans cet outil, il serait trop compliqué de ne pas se faire prendre. Pourtant, on ne parle pas ici de terrorisme. Simplement de sauvegarde de liberté individuelle.

L’épineuse question du contrôle de ces communications chiffrés

Le gouvernement souhaiterait certainement pouvoir y accéder comme bon lui semble par l’intermédiaire d’une Backdoor. La CNIL et le CNNum font parti du débat. Pour ses représentants, l’initiative d’une Backdoor semble inenvisageable. Laisser un libre accès ne serait-ce qu’à une personne ferait s’effondrer tout le système de chiffrement. Telegram et WhatsApp ne serait alors qu’un simple gruyère qui se ferait manger par les souris. Cependant, aussi solide et argumenté soit les positions des deux organismes (CNIL et CNNum), le gouvernement n’en tiendra probablement pas compte.

Pour ces derniers, la voie que prend le gouvernement est sous le coup de l’émotion et de l’urgence. Aucune bonne décision ne semble en découler. Les représentants souhaitent que le gouvernement fasse un travail de réflexion et s’attaque au vrai problème et non pas à des symptômes périphériques. Le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve et son homologue allemand en appelle à l’Europe pour se saisir de la question. Ce qui est logique, un Etat seul ne peut s’octroyer ce pouvoir de décision. Car les entreprises proposant ces services sont d’origines étrangères.

Sources : CNNum et LeMonde

créateur, développeur et rédacteur en chef de Y-News.info. Passionné par le numérique et adepte de la saga mythique Star Wars, je transmets mon péché mignon en vidéos sur ma chaîne YouTube.