Raspberry Pi 3, Chromecast et Plex : un ménage à trois parfait pour le multimédia 1


La façon de consommer les contenus numériques aujourd’hui n’a plus rien à voir avec nos habitudes il y a de cela encore 5 ans en arrière. Depuis, le dongle Google Chromecast a réussi à s’imposer comme le pont numérique de nos téléviseurs. Tandis que le Raspberry Pi 3 est un nano PC pouvant servir de petit serveur multitâche notamment avec l’aide de Plex, le puissant centre multimédia. Que ce soit chez nous ou à l’extérieur de nos foyers, nous pouvons visionner nos séries, films ou musiques où nous le souhaitons. Avec une efficacité et une simplicité redoutable.

Consommer ses contenus multimédias facilement

De nos jours, il devient de plus en plus simple de visionner ses films et séries préférés, ou encore écouter sa musique, sur tous types de supports. Les géants du Web ont chacun leurs propres solutions. Pas toujours parfaite et souvent limitée en terme de quota. Obliger de mettre la main à la poche pour pouvoir disposer d’un espace suffisant sur son Cloud. Toutefois, la notion de stockage dans les nuages est assez « relative ». Chacun peut avoir chez soi son propre Cloud où l’utilisateur imposera de lui même ses conditions sans avoir à raquer pour un abonnement. Cependant, cela requiert tout de même un certain investissement.

Dans le cas où l’on souhaite stocker ses archives numériques pour les rendre accessible facilement. Il existe des centaines de solutions diverses et variées. Toutefois, il y en a une qui reste de loin la plus évidente à mes yeux. Plex, ce media-center puissant, fonctionnant sur un système de client/serveur. Pratique et relativement simple à prendre en main, ce dernier est compatible avec Chromecast sans oublier les applications dédiées ou tout simplement l’usage du Web. Ensuite, pour le faire tourner, il faut un serveur, je vais prendre comme exemple le Raspberry Pi 3. Tout simplement parce qu’il est très économe en énergie par rapport à un PC traditionnel. Et surtout très populaire.

 

Plex : un outil puissant pour la gestion de ses contenus multimédia

C’est certainement, après Kodi, le plus célèbre media-center. Bien que son fonctionnement est radicalement différent il faut bien l’admettre. Pour commencer à l’utiliser, il faut d’abord s’enregistrer directement sur le site de l’éditeur. La création du compte vous permettra dans un second temps d’accéder à vos différents serveurs. Car oui, il peut y en avoir plusieurs et le compte Plex permet de les avoir à disposition facilement. Comme je le disais plus haut, le lecteur ici ce n’est pas le client mais le serveur. Plex Media Server va transformer le flux pour qu’il puisse être lu par un client, un navigateur Web ou une application par exemple. La qualité peut être ajusté un peu comme on peut le faire sur YouTube. Néanmoins, cela requiert une certaine puissance côté serveur.

L’organisation, c’est le travail de Plex qui va se charger de remplir d’informations votre médiathèque, regrouper les séries en saisons, trouver le nom des acteurs qui jouent dans les différentes œuvres, etc… Ensuite, lorsque vous commencez à visionner sur votre smartphone un contenu. Vous pourrez par exemple le reprendre à l’endroit exact où vous vous êtes arrêté.

Raspberry Pi 3 : un nano PC efficace sur qui nous pouvons compter

Plusieurs solutions s’offrent à nous pour utiliser Plex, un PC, un NAS ou un nano PC comme les Raspberry Pi. Le hic avec les NAS c’est qu’à moins de mettre une fortune sur la table, la plupart des modèles sont souvent équipés de SoC trop faiblard pour un transcodage efficace. Le mieux étant soit d’utiliser un PC, mais niveau consommation électrique ce n’est pas ce qui se fait de mieux. Le Raspberry Pi 3 en revanche ne consomme pratiquement rien étant basé sur l’architecture ARM. Néanmoins, le processeur de cette solution a également rapidement ses limites. Bien que pour la plupart des usages, il suffira sans doute amplement.

Petit rappel de la fiche technique du Raspberry Pi 3 modèle B. Processeur Broadcom BCM2837 64 bit à quatre cœurs ARM Cortex-A53 cadencé à 1,2 GHz et d’une puce Wifi 802.11n et Bluetooth 4.1. GPIO 40 broches et 4 ports USB 2.0, un port micro SD. Tandis que la consommation est de 3 W. Le port Ethernet est limité à 100 Mbit/s.

Chromecast : le pont entre notre smartphone et le Cloud

Une valeur sure pour rendre un TV connecté. Néanmoins, cela va plus loin que cela, le Chromecast est compatible avec un nombre incalculable de services. Cela contribue notamment à rendre le dispositif incontournable aux yeux de bons nombres d’utilisateurs. Je me suis longtemps demandé pourquoi Google ne poussait pas d’avantage les utilisateurs à adopter de l’Android TV. Certainement parce que la firme juge son dongle suffisamment apte à répondre à tous nos besoins télévisuels. Avec Chromecast, on peut regarder les vidéos sur YouTube, Netflix, Plex, ou encore écouter de la musique et même jouer.

Mes impressions sur le ménage à trois

Vous le savez peut-être ! Je suis passé récemment d’une Freebox Mini 4K vers la 4G Box de Bouygues Telecom. C’est une offre 1P, donc pas de player dans l’offre de Bouygues Telecom pour la TV. Ce n’est absolument pas grave, ma configuration actuelle qui est de tout centraliser sur Plex et basculer les TV sur Chromecast me permet de jouir correctement d’un riche environnement multimédia. Tandis que l’absence de télévision est compensée par Molotov également compatible avec le dongle de Google. Cependant, je ne regarde que très peu les chaînes de TV, c’est un média d’un autre temps 😉 … Le THD, enfin surtout le fait d’avoir un upload confortable, me permet même de streamer à l’extérieur mon contenu directement sur mon smartphone.

Plus le temps passe et plus je me dis que les box de nos opérateurs sont devenues obsolètes. Un simple Chromecast et un Raspberry Pi suffisent à faire sauter le cocon pas si douillet que nous procure les Freebox, Livebox, etc… Toutefois, des contraintes sont quand même présentes. Dans de « rares » occasions, le transcodage ne fonctionne pas avec le Raspberry Pi, ce qui peut obliger de passer par un autre serveur comme son PC.

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créateur, développeur et rédacteur en chef de Y-News.info. Passionné par le numérique et adepte de la saga mythique Star Wars, je transmets mon péché mignon en vidéos sur ma chaîne YouTube.