Netflix : transfert des bureaux vers les Pays-Bas


Netflix décide de fermer ses bureaux en France afin de les rapatrier aux Pays-Bas. Cette fermeture n’entraînera pas la fin de la plateforme dans l’hexagone, rassurez-vous. Les raisons seraient plutôt d’ordre politique.

Netflix décide de ne plus disposer de bureaux en France

La célèbre plateforme de Streaming proposant de nombreux contenus originaux ou non s’apprête à déménager ses locaux aux Pays-Bas. Le geste est symbolique car les cadres utilisant les locaux parisiens ne gèrent que la communication et le marketing en France. Le siège européen de la société est basé aux Pays-Bas. La firme a des difficultés avec le ministère de la culture concernant l’exception culturelle. Cette dernière raison aurait peut-être poussé Netflix à mettre un coup de point sur la table en quelque sorte. Pour le moment, aucune réaction du côté du gouvernement. Ensuite, Netflix ne paye pas d’impôt en France mais reverse de la TVA au titre des recettes nationales et un pourcentage au CNC afin de subvenir au financement de productions made in France.

Netflix produit la série française « Marseille » afin de proposer du contenu local. Cependant, cela ne semble pas suffire pour le ministère de la culture. La plateforme dispose également d’un autre avantage qui l’aurait très fortement contrainte si le siège de la société était en France.

Neflix trouve la réglementation française inadaptée pour le marché

Netflix produit la série française « Marseille » afin de proposer du contenu local. Cependant, cela ne semble pas suffire pour le ministère de la culture. La plateforme dispose également d’un autre avantage qui l’aurait très fortement contrainte si le siège de la société était en France. Elle aurait du proposer au sein de son catalogue un contenu à 60% européen et 40% français. Ce qui au vue de la proposition actuelle est inenvisageable pour la firme. En effet, elle dispose d’un catalogue majoritairement issu du continent américain. Certes, la plateforme commence à produire du contenu à travers le monde mais pas à de telles proportions. NextInpact revient sur des propos de l’ancienne ministre de la culture, Aurélie Filippetti, au sujet de la venue de Netflix en France :

S’il veut s’installer ici, Netflix doit se plier aux régulations qui font le succès de nos industries, notamment en matière de financement de la création.

Propos qui peuvent prêter à sourire. En effet, ce qui fait le succès des plateformes de Streaming ainsi que de certaines chaînes de TV, ce sont les séries américaines. Pour s’en convaincre, il suffit de consulter les chiffres en regardant les notations des spectateurs sur Allociné entre autres. Si on part du principe où une plateforme de Streaming doit réunir ne serait-ce que 40% de contenu issu de production française. Cela fera mal d’un point de vue financier si le public ne suit pas. Je ne parle même pas de la chronologie des médias. Pour rappel, elle oblige les intermédiaires à adopter un rythme de diffusion. Entre le moment où un film sort au cinéma et le moment où l’on peut le regarder sur une plateforme de SVOD, il se passe 3 ans.

Règles inadaptées au marché de la SVOD ?

Pour conclure, est-ce réaliste de maintenir cette chronologie des médias à notre époque ? Il est clair que pour Netflix la réponse est non. Le système une nouvelle fois ne parvient pas à s’adapter aux lois du marché. En restant cantonné derrière des règlements issus d’un autre temps. Il n’est guère étonnant que l’attractivité de la France pour ces plateformes de vidéo à la demande ne soit pas très attrayante. Cependant, nous verrons bien quelle sera la réponse du gouvernement. Si réponse il y a.

Source

créateur, développeur et rédacteur en chef de Y-News.info. Passionné par le numérique et adepte de la saga mythique Star Wars, je transmets mon péché mignon en vidéos sur ma chaîne YouTube.