Google et Microsoft : dans la lutte contre le téléchargement illégal, des sites entiers vont disparaître


Une nouvelle pour le moins inattendue, Google et Microsoft (Bing) s’allient au Royaume-Uni pour lutter contre le téléchargement illégal. L’objectif étant de déréférencer intégralement les sites qui seront signalés par les ayants droits. 

Google et Microsoft vont déréférencer intégralement des sites de téléchargement illégal au Royaume-Uni

La lutte contre le téléchargement illégal prend un nouveau tournant. La semaine dernière, nous parlions de déréférencement de lien pointant vers des œuvres culturelles, provenant de sites pirates. Google avait d’ailleurs signalé que depuis que cette mesure était en place, plus de 2 milliards d’URL avaient été supprimé suite à la demande des ayants droits. Tandis que le Royaume-Uni va aller bien plus loin. Ainsi, le bureau de la propriété intellectuelle (IPO) décide de mettre les moteurs de recherche à contribution. Du moins Google et Microsoft Bing. Ces derniers vont devoir supprimer l’intégralité des sites incriminés, et non plus juste les URL litigieuses. Cela aura pour effet de sortir les sites pirates définitivement du radar des potentiels utilisateurs. Les suggestions proposées sur les moteurs de recherche sont également concernées.

Néanmoins, de l’aveu même des moteurs de recherche, les utilisateurs passent directement par les sites en question sans passer par la case « recherche ». Les habitués de T411 ou encore Zone Telechargement continueront de passer directement par les sites en question. Et ne seront pas gênés par ce déréférencement soudain. Toutefois, cela ne concernera dans un premiers temps que le Royaume-Uni. Pour le moment, il n’est pas encore question d’exporter la solution vers d’autres pays.

 

Cependant, il y a fort à parier que nos ayants droits locaux vont également vouloir que ces mesures soient effectives en France. Cela ne sera sans doute pas le cas avant de long mois, laissant encore un peu de répit aux internautes. Cette mesure était prévisible dans le sens où les ayants droits ne voyaient pas vraiment de changement dans les habitudes des internautes. Ils parvenaient toujours à trouver un moyen d’accéder à du contenu culturel piraté à travers les moteurs de recherche. Et ceux malgré le déréférencement de milliards d’URL.

Source : Telegraph

Crédit photo : PirateDesCaraïbes

créateur, développeur et rédacteur en chef de Y-News.info. Passionné par le numérique et adepte de la saga mythique Star Wars, je transmets mon péché mignon en vidéos sur ma chaîne YouTube.