Google Chrome : un AdBlock intégré, qui pourrait rapporter gros à la firme


Google vit principalement de la publicité en ligne. Avec Chrome, la firme souhaiterait mettre en place un AdBlock, (bloqueur de pub). On pourrait penser à première vue que c’est une idée suicidaire. Cependant, quand on y réfléchis un peu cela serait sans doute tout le contraire. Comme on dit : on combat le feu par le feu !

Google Chrome : un AdBlock en plein développement, la firme veut dominer ce marché

Avec ce projet, Google ne souhaite pas se tirer une balle dans la tête. Loin de là même. Au contraire, la firme souhaite dominer le marché des bloqueurs de pub, dans le but de leur couper l’herbe sous le pied. Il faut savoir que certains éditeurs font payer Google dans le but de placer les publicités de l’entreprise sur des listes blanches. J’imagine que les montants sont colossaux pour que la firme puisse envisager au sein de Chrome un bloqueur de pub intégré. Néanmoins, avec ce motif, l’idée a du sens. Ainsi, ces tactiques limite mafieuses ne pourraient plus fonctionner. Pour mémoire, le navigateur est utilisé par plus de la moitié des internautes. On peut imaginer quel impact aurait cette décision.

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Pousser les régies à utiliser des formats moins impactant

Naturellement, les publicités issues​ de la régie propre à Google seraient probablement épargnées. Ce qui place la firme dans une position dominante assez délicate. En étant juge et juré, on peut facilement imaginer la levée de boucliers des autres régies. Toutefois, cela poussera sans doute tous les acteurs de la publicité en ligne à mettre en place des pubs plus éthiques. Moins dérangeantes pour les visiteurs. Tout dépendra de l’approche de la firme en la matière.

 

Avec Chrome, Google compte évincer les autres éditeurs de solutions AdBlock

Ensuite, les utilisateurs de Chrome seraient sans doute moins enclins à installer un utilitaire tiers. C’est là dessus que parie le moteur de recherche. En accaparant ce marché avec sa propre solution, il devient alors évident que la main mise des autres éditeurs ne sera plus assurée​. Le système de racket initié par ses derniers se retournera ainsi contre eux. L’arroseur arrosé en quelque sorte.

Est-ce que c’est mal ? Bien sur que non, au contraire. Les régies publicitaires auront ainsi l’obligation de fournir des formats moins rebutants. Les internautes gagneront en confort de navigation, tandis que les créateurs de contenu auront ainsi une meilleure rémunération. Néanmoins, que Google puisse décider de ce qui est bien ou mal, me paraît un peu risqué. Il serait judicieux de faire intervenir un acteur extérieur qui serait neutre, dans le but de dé-responsabiliser la firme. Un peu comme elle le fait au sujet des fake news.

La publicité en ligne, malgré l’utilisation massive de AdBlock, cela reste encore un marché très juteux

Ne nous y trompons pas, si jusque aujourd’hui Google n’a pris absolument aucune initiative pour stopper la propagation des bloqueurs de pubs. C’est tout simplement parce que malgré tout, ses revenus étaient en constante augmentation. L’année dernière la firme a engrangé pas moins de 60 milliards de dollars. Un record ! Toutefois, cette situation ne pouvait pas perdurer éternellement. Surtout après le scandale qui a éclaboussé YouTube et la fuite de nombreux annonceurs. Il était temps d’agir et prendre le taureaux par les cornes.

Du coup, cette idée de mettre un bloqueur de pub au sein de Chrome prend tout son sens. La firme de Mountain View compte dans un premier temps inclure sa solution dans une version bêta. Histoire de prendre le pou. Ensuite seulement le déploiement se fera de manière généraliser. Aussi bien sur la version bureau que mobile. J’imagine qu’il faudra du temps pour que nous puissions savoir si cette stratégie s’avérera payante ou non. Nous aurons sans aucun doute rapidement des nouvelles concernant ce projet.

Source : WallStreetJournal

Crédit photo : GoogleChrome

créateur, développeur et rédacteur en chef de Y-News.info. Passionné par le numérique et adepte de la saga mythique Star Wars, je transmets mon péché mignon en vidéos sur ma chaîne YouTube.