Cyberattaque d’ampleur mondiale, que s’est-il passé ? 1


Quelques 150 pays ont été frappé par une cyberattaque éclair. En l’espace de quelques jours, le monde a connu un véritable séisme. C’est un Ransomware (rançongiciel) qui est à l’origine de cette frayeur. Les hackers à l’origine de cette stupéfiante attaque se sont notamment servis des failles dont la NSA avait connaissance précédemment.

Cyberattaque mondiale​ : les hackers se frottent les mains

On va d’abord commencer par aborder l’aspect technique de ce désastre, avant de continuer avec les premiers bilans qui sont tombés. Les Ransomware sont des Malware dont l’objectif est de crypter les disques dur. Les hackers ont ainsi la main mise sur nos données personnelles et celles d’entreprises. Il est alors demandé à l’utilisateur de payer une rançon en vue de récupérer ses données et son ordinateur par la même occasion. Toutefois, si l’utilisateur accepte de payer, rien n’oblige les hackers de lui rendre l’accès aux données. Et c’est ce qui arrive d’ailleurs dans de nombreux cas. WannaCry c’est le nom donné à ce Ransomware qui se propage à une vitesse inquiétante.

 

D’ailleurs, l’origine de cette cyberattaque est pour le moment encore inconnue​. Cependant, nous savons comment les hackers s’y sont pris pour monter un tel fléau. Précédemment des documents issus de la NSA ont fuité sur la toile. Des failles de plusieurs systèmes d’exploitation y étaient documentées. Les pirates ont donc pris acte de ce fait, et ont​ mis au point cette attaque relativement ciblée​. En l’occurrence c’est Windows qui est dans le collimateur, dans le cas présent. Les hackers demandent 300 dollars en Bitcoin à leurs victimes. C’est principalement Windows XP qui est visé, dont Microsoft a sorti une nouvelle mise à jour, dans le but de protéger un maximum d’ordinateurs. Les OS les plus récents n’étant pas particulièrement en danger. De nombreuses infrastructures notamment des hôpitaux ont été victime de cet assaut.

WannaCry : l’heure du bilan !

Le service public de santé britannique, l’un des plus gros employeur au monde avec 1.7 millions de salariés, recense près de 50 établissements touchés. Néanmoins ce n’est pas tout puisque Europol estime le nombre de victimes à 200.000 répartis dans 150 pays. Cela a de quoi donner quelques frissons, il faut bien le reconnaître. D’ailleurs ce matin en allant au travail, le bilan pourrait encore très bien s’alourdir. Lorsque des millions de personnes chercheront à accéder à leur poste informatique, le bilan pourrait donc encore augmenter.

Symantec souligne que pour le moment seul 81 transactions ont été enregistré sur le portefeuille Bitcoin des pirates. En effet, celui-ci est consultable, toutefois difficile à tracer. Pour le moment les pirates ont recueilli moins de 30.000 dollars. Une somme relativement dérisoire compte tenu de l’ampleur de la cyberattaque. Pour le moment difficile de voir si le gros de l’attaque est déjà passé ou non. Un nouveau bilan devrait être publié dans la journée par les autorités.

Source : Huffingtonpost

Crédit photo : WannaCry

créateur, développeur et rédacteur en chef de Y-News.info. Passionné par le numérique et adepte de la saga mythique Star Wars, je transmets mon péché mignon en vidéos sur ma chaîne YouTube.